RÉCITS D’EXPÉRIENCES D’APPRENANTS-ITINÉRANTS /

ERFAHRUNGSBERICHTE VON WANDERLERNENDEN

YOANN, 26 ANS

Parcours de 2 séjours en 2025 : artisanat préhistorique et teinture végétale

« Je me réveille avec le soleil levant, j’entends les oiseaux qui chantent et je m’émerveille des premiers rayons du soleil. Nous partageons un bon café chaud autour de chouettes conversations, et nous partons à la cuisine communautaire de la ferme pour préparer un délicieux repas. […] Après le dîner, G. m’apprend à gratter une peau de chevreau pour la ramollir et la rentre plus souple. La peau servira plus tard à la confection de vêtements. Et le soir, chacun y met du sien pour la préparation du souper. G. allume le feu pour la cuisson et moi je vais cueillir de la Berce sauvage pour la mélanger avec la sauce tomate, et alors nous partageons des spaghettis autour du feu. Puis je sors ma flûte amérindienne et laisse couler des notes douces. Cela motive toute la troupe à sortir les instruments de musique, et pour finir la journée en beauté nous faisons une belle jam de musique. »

« Un autre jour, nous sommes partis au bord du Doubs à la récolte de branches de saules. G. a sorti sa hache préhistorique en silex pour la découpe des branches, ainsi que pour sortir de longues écorces. Nous avons commencé par fendre les branches en deux. Nous nous lançons sur la création d’une nasse à poissons. Dans la structure de base, nous formons 3 grands cercles avec 2 branches entortillées et solidarisées pour créer la cage […]. Nous ajustons et nouons les éclisses sur les 3 grands cercles avec de l’écorce de saule et du liber de tilleul […]. Ensuite, nous montons le cône d’entrée en y solidarisant les éclisses sur le grand cercle […]. Nous assemblons alors le cône sur la cage […] et voilà, notre nasse est terminée 🙂 »

« G. m’a enseigné l’art de la taille du silex, afin de créer toutes sortes d’outils. Dans le but de scier un os de chevreuil pour lui donner une forme et en extraire des aiguilles à coudre, j’ai taillé des couteaux de silex pour trancher la matière. »

« La dernière matinée, nous nous sommes levés avant l’aube pour aller à la pêche en rivière. G. m’a appris à lire la rivière et à bien observer les coins où les poissons passent et se reposent. J’ai pêché mon premier brochet! »

« Ce séjour a été enrichissant et m’a grandement inspiré pour me diriger vers un mode de vie simple, dans la sobriété et en lien avec la Terre. J’en ressors grandi et avec de nouvelles compétences. Merci <3 aux Sentiers des savoirs pour cette belle expérience! »

Suite à ce séjour, Yoann et le passeur de savoirs sont restés en lien et se voient régulièrement pour continuer la transmission et l’échange de savoirs!

 

MAGALI, 52 ANS

Parcours de 2 séjours en 2025 : botaniste et cultivatrice de plantes médicinales
Déplacements à pied et en transports publics

Feuilletez son carnet de voyage en appuyant sur les flèches!

 

JACQUELINE, 60 JAHRE

Reise von 4 Aufenthalten in 2025: Gemeinschaftsbauernhof (Gemüseanbau), agroökologischer Bauernhof, Schneiderin, Bäcker

« Ich hätte zu Beginn nicht gedacht, dass es mir schwer fällt mich zu verabschieden aber die Tage waren sehr erfüllend, reich an Erfahrungen, sei es im Garten oder in der Gemeinschaft. Ich habe diese Tage etwas sehr sinnvolles gemacht. Der Gemüsegarten ernährt nicht nur einige, diejenigen, die hier arbeiten werden auch getragen von der Gemeinschaft, helfen sich gegenseitig und ernten nicht nur Gemüse sondern auch Wertschätzung. Merci <3 »

« Ich verabschiedete mich noch auf der Weide von D. und V. und ging zu Fuss unter Regentropfen und Wind zum Dorf, nass aber erfüllt von Zufriedenheit. Ich habe mich diese Woche so lebendig gefühlt wie schon lange nicht mehr. »

 

NATHALIE, 48 ANS

Parcours de 2 séjours en 2025, avec son compagnon : garde-génisse et muretier
Déplacements à pied

Jour 1 : « Voilà 2 semaines que je randonne sur les crêtes du Jura. Partie de Brugg, ayant traversé des cols fréquentés, des pâturages au son des cloches, des sommets avec des vues imprenables, différents étages forestiers, de la canicule, des averses, croisé des bisons, des yacks, des milans noirs et royaux et des hermines, ayant dormi sous tente, dans des métairies ou un ranch, ayant vécu des moments d’introspection, de concentration pour ne pas glisser, d’efforts intenses, de discussions inspirantes, de contemplation, ayant photographié, botanisé, jumellisé […] me voici arrivée aujourd’hui [dans le premier lieu de transmission des Sentiers des Savoirs]. Premières impressions : un lieu apaisant, coupé du monde, entouré de forêts à parte de vue, où chaque être vivant semble être à sa place. »

Jour 2 : « Travail déjà bien intense ! Comme de la pluie étant annoncée pour midi, nous nous sommes activés pour rentrer le bois coupé la veille et pour mettre à l’abri les foins que nous avions retourné la veille. Entretemps, traite des brebis (vraiment pas facile), poules et lapins à nourrir et travaux de cuisine. »

Jour 3 : « Comme c’est dimanche, C. nous a accordé une grasse mat jusqu’à 8h (pendant qu’elle s’activait déjà, comme les autres 365 jours de l’année !).
Nous avons eu droit à un déjeuner extraordinaire tout fait maison : pain au cumin, divers fromages, bircher, confitures. C’est en fin de compte ce qui m’attire le plus de cette vie à la métairie. C. m’a montré comment je pourrais préparer mes fromages frais à la maison et j’ai des envies de me
remettre au pain au levain, au kéfir et aux conserves. Nous avons aussi passé un moment à récolter des cirses des champs et communs, qui ont
tendance à devenir très envahissantes […]. Que de connaissances diverses demande ce métier ! »

Jour 4 : « C. nous a aussi fait une démonstration du filage de la laine. Elle et fière – et a raison de l’être – d’être entièrement autonome avec cette tâche. Elle peut tondre la laine, la carder, la filer, la transformer en laine et tricoter avec comme seul apport externe de l’eau de pluie, du savon d’Alep, un fuseau (ou rouet) et des aiguilles ! »
« Encore plein de discussions intéressantes, comme la question de l’épuisement des personnes qui travaillent avec des animaux. En plus de l’éternel recommencement, comment mettre des limites ? »

Jour 5 : « Aux revoirs après le petit déjeuner. Nous nous remettons en route sur les crêtes. Première étape le Chasseron et les Rasses ! »

« Deuxième expérience des Sentiers des Savoirs chez M. et P., qui ont acheté un petit terrain avec deux maisons, une forêt, un terrain permettant d’accueilli jardin en étages, spirale des herbes aromatiques, place de jeux, poulailler et… des murs en pierres sèches. […] P. s’est découvert une passion pour les murs en pierre sèche qui est finalement devenu son métier […]. Le partage de cette passion fait aussi partie du projet de vie qu’iels ont formulé avec M. au moment de la recherche d’un terrain. Tous deux ont une réflexion sur la sobriété et la dépendance de notre époque à l’argent et au temps. »

« Aujourd’hui au programme repas partagé en famille […] puis partie théorique sur l’histoire des murs, les points d’attention principaux (l’inclinaison (le « fruit »), les risques de coup de sabre, les pièces lego qui chevauchent) et la robustesse/élasticité de ces murs qui résistent aux vaches, aux marées, au gel, à la pluie… et finalement partie pratique interrompue par des averses. Quelques satisfactions déjà quand les pierres s’emboîtent et ne branlent pas. »

« P. nous a montré sa collection de cailloux et fossiles, preuve de la présence de l’océan Téthys. On a pu aussi constater son intérêt pour son environnement direct ! Une excellente connaissance des arbres et plantes qui l’entourent, une passion pour les champignons, les
oiseaux, ses voisins. Il s’investit aussi dans les associations locales […] C’est très touchant de sentir cet ancrage dans la région. »

« Suite du chantier sur le mur qui entour la parcelle de la maison et longe la forêt […]. Nous avons épierré dans les pâturages boisés du voisin (il est interdit de le faire dans la forêt, même si c’est la nôtre). Nous avons ensuite avancé sur le parement, la partie visible du mur, avec des pierres panneresses, posées horizontalement et des pierres boutisses, dont la face lisse et visible est plus courte que la longueur. Nous avons également mis des cales pour stabiliser les pierres principales […].
L’après-midi nous avons aidé au jardin : taille de la vigne (2 feuilles après les fruits), désherbé les orties du poulailler, nettoyé les œufs d’une poule pondeuse qui en avait écrasé un. Et finalement rangé le chantier. »

« Dernière matinée. Hier soir, autour d’une fondue de la région, nous avons tiré le bilan de notre expérience. Nous sommes les quatre convaincu-es de la pertinence de créer des liens entre les « archipels » de la transition écologique et solidaire, et en particulier entre la ville et les régions rurales. Cela renforce de se sentir moins seul-es et isolé-es. »

Nathalie continue son parcours sur les Sentiers des savoirs en 2026 – à suivre!

PAUL, 24 ANS

Parcours de 3 séjours en 2024 : agroécologie, accompagnateur en montagne, garde-génisse
Déplacements à vélo

« Mon bachelor en poche, j’ai du temps à prendre pour moi. Et cela semblait être la période parfaite pour faire ce que j’aime le plus : voyager en apprenant des choses. Peut-être je ne suis pas parti pour le Népal, mais cela reste un voyage. […] Arrivé trempé [dans le premier lieu], je me réchauffe vite grâce à la sympathie du couple avec qui je vais vivre cette semaine. En effet, ils défendent des valeurs magnifiques, par un travail acharné mais surtout par une production exceptionnelle de bonne humeur =) […] En ce moment, j’aide D. à barrer les prés afin de redescendre les vaches et veaux des hauteurs. Et le temps passe vite, entre les discussions où on refait le monde, l’activité de la journée et les excellents repas. »

« Le trajet par le col […] est splendide tout comme la météo. J’arrive, après 2 heures de bicyclette [chez le passeur de savoirs suivant], affamé d’apprendre et de manger. […] [Après le repas,] le vaillant accompagnateur en montagne propose d’aller récolter de la massette, une sorte de roseau qui, séché, peut être tressé pour faire des sacs ou autres. […] Les connaissances de N. nourrissent mon intérêt de découvrir tout ce que la nature peut nous offrir. Prendre le temps d’observer, de cueillir, d’écouter, de s’abriter, de cuisiner, tous des gestes simples et essentiels qu’on a tendance à oublier dans notre société actuelle. Et pourtant quoi de mieux. […] Quoi de plus fun que faire un feu au silex ? Peut-être boire du thé de thym serpolet ou bien manger un pesto d’origan sauvage ? Plein de bonnes choses si simples ! […] Cela a été une superbe expérience, malheureusement un peu courte. Car j’aurais pu rester plus longtemps parmi lui et sa famille. C’est comme [le premier lieu], un endroit où on se sent bien et où il s’organise de beaux projets. C’est inspirant de savoir qu’il existe ces personnes autour de soi… »

« L’endroit est splendide avec ses forêts remplies de champignons et ses arbres remarquables. C. est un puits de savoirs. Que ce soit par son travail de bergère et son rapport très fort aux animaux, sa fabrication de fromage, son travail avec la laine du mouton, sa connaissance des plantes et sa vision globale de la vie/société. Et donc je puise tant que je peux. […] Le filetage de la laine des moutons est devenu une activité que j’apprécie beaucoup, surtout par ce temps pluvieux. Ce soir je reprends la route pour rentrer […]. C’est une réelle chance d’avoir pu participer à ces Sentiers des Savoirs. La connaissance de telles activités non-loin de chez soi est réellement inspirante pour avoir la force de créer soi-même un endroit qui nous correspond. Oser aller dans une autre direction que celle défendue par notre société malade. Vive les gens qui font bien les choses et ceux qui les mettent en valeurs =) »

 

LOÏC, 27 ANS

Parcours de 9 séjours en 2025 : sellière, boulangers, accompagnateur en montagne, producteur de semences, artisanat préhistorique, permacultrice, botaniste, maraîchage (ferme communautaire), potière
Déplacements majoritairement à pied

« Prendre le temps de faire ce qu’on veut, c’est apaisant. […] 19 septembre, je marche seul, je prends le temps, c’est apaisant. J’ai décidé d’enlever mes souliers et de m’allonger à l’ombre de trois beaux tilleuls, c’est apaisant. « Ouverture, harmonie et sérendipité » Ce sont les trois choses que je me souhaite avant de m’apprêter à rejoindre [le prochain lieu de transmission de savoirs]. »

« Me voilà dans l’église des Breuleux à écrire et manger mon pique-nique alors qu’il pleut dehors. C’est le dernier endroit au sec et au calme pour poser quelques mots, donc j’en profite 🙂 Les séjours s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Je me rends compte que le plus important pour moi n’est pas tant le savoir, mais la rencontre avec le passeur et son entourage: les valeurs qui l’animent, la vie qu’il a choisi de construire, juste les discussions libres. […] Je remarque malgré tout qu’être apprenant-itinérant demande beaucoup d’énergie. Constamment, on suit les gens dans leur quotidien et même si le rythme est doux et décontracté, le fait de se concentrer pour apprendre, enregistrer, faire et apprendre à connaître chaque passeur demande une énergie considérable. Finalement, le moment que je considérais comme le plus éprouvant (la marche) est en fait le plus reposant… »

« 50h à jouer à l’homme préhistorique: casses des cailloux, marcher, chercher des cailloux et du bois, faire des feux, manger du gras, manger peu, mais souvent […] en encore pleine de choses! J’avoue, c’était vraiment un trop grand délire pour que je croche, mais ça m’a quand même permis d’explorer mes limites physiques […]. Je sens bien mes pieds, ils vivent bien le contact avec la terre et l’eau fraîche. […] Belle expérience de confiance et d’adaptabilité. »

« Ce sentier me permet de découvrir et de me relier à plein de personnes inspirantes. Ça me donne de l’espoir, de la motivation et de l’inspiration. »

« La nature, dont nous faisons partie, est pleine de diversité et notre manière de la regarder n’est plus la bonne: soit trop productiviste, soit trop instantanée avec les applications qui permettent en un instant de reconnaître une plante. C’est pratique, mais ça nous éloigne et sépare encore plus de la nature. J. pose un regard tout à fait différent: il apprend à connaître chaque plante et s’émerveille de chaque détail. Il récolte les plantes avec savoir, savoir-faire, respect (pour les animaux aussi) et suffisance. J’ai trouvé ce regard unique très précieux. »

« Tous les jours, j’apprends de nouvelles choses et je découvre des opportunités d’en apprendre d’autres plus profondément. […] On ne peut malheureusement pas s’intéresser à tout, même si tout est intéressant. Il faudra trier dans toutes ces découvertes! »

« Le séjour à la ferme M. m’a permis de découvrir plein de choses. Ce qui a fait le plus de sens pour moi était d’utiliser le travail essentiel de la Terre pour permettre aux gens de se relier avec eux-mêmes et avec les autres. Ainsi, le projet de ferme communautaire avec une ouverture sur l’accompagnement thérapeutique semble simple, juste et essentielle. »

« Ça y est, c’est déjà fini! J’ai pu terminer en beauté ce sentier des savoirs 2025 dans un lieux chaleureux avec des gens chaleureux. La poterie est une véritable activité de centrage, de sensibilité et de force. C’est un bon exercice d’alignement et de centrage sur soi, surtout le tournage! Et le lieu est propice à tout ça. […] Les gens présents m’ont aussi permis de me sentir bien. […] Merci infiniment N. et tout le monde pour ce stage hors du temps et recentrant. »

« Qu’est-ce que je retiens? […] Ce réseau permet de se sentir moins seul, de se laisser inspirer par des projets et éventuellement prendre des idées qui nous parlent, d’offrir une expérience de vie autrement à des gens qui y aspirent, mais n’osent pas franchir leurs limites, faire le pas (le sentier des savoirs pourrait être ce grand réseau qui donne de la force aux gens pour s’engager), d’inspirer potentiellement la population entière vers un mode de vie plus connecté (à son entourage, son environnement, soi). Je suis convaincu absolument qu’on a besoin de s’allier pour répondre aux enjeux futurs et le sentier des savoirs me paraît être une porte d’entrée et de lien simple et essentielle autour d’une vision d’humilité et d’Amour des gens et de la nature avec en plus une dimension de cheminement intérieur nécessaire pour trouver sa place dans tout ça. […] Enfin, je retiens tous les contacts que j’ai pu me faire et les activités que j’ai pu créer dans ce sentier. Avec toutes les initiatives inspirantes qu’ils m’ont permis de découvrir! »

« Les rêves pour la suite? J’ai l’impression que le potentiel de ce sentier des savoirs est immense! Un rêve serait de véritablement parvenir à relier les gens de la Suisse entière […]. Un autre de mes rêves serait de pouvoir présenter ce projet aux jeunes qui se posent des questions de sens. […] Si le sentiers des savoirs pouvait être une porte d’inspiration pour le grand public, pour les inviter à réfléchir, leur faire découvrir d’autres manières de vivre plus enviables que leur vie de tous les jours, c’est comme ça qu’on amorce une transition globale! Merci et Bravo le SdS 🙂 »

Suite à son expérience sur les Sentiers des savoirs, Loïc s’engage avec enthousiasme dans le comité pour permettre la consolidation et le développement du réseau et faire connaître l’initiative à davantage de personnes.

SANDY, 24 ANS

Parcours de 2 séjours en 2024 : garde-génisse et potière
Déplacements en transports publics et à pied

« Mon plus gros problème, c’est de trouver le chemin. Mais une fois que je suis sur la bonne route, je m’éclate. La forêt est apaisante : mille nuances de vie, de beaux verts et l’eau qui glougloute… Souvent, je me dis que je m’y sens chez moi. Puis je me rappelle que je ne sais ni reconnaître les plantes comestibles, ni faire du feu, ni survivre sans la ville, en fait. […] Le premier jour, je fais la rencontre des animaux : les chiennes, les jolies génisses, les chevaux, les chèvres, les poules et les lapins. Il faut leur donner à manger et surveiller l’état de santé des vaches. C. m’explique qu’il ne faut pas les stresser en les fixant du regard. « Sinon, on a l’air de deux pumas qui complotent ! » […] L’interview m’a fait réfléchir au pourquoi de ma présence ici : dépasser les clichés sur l’agriculture, savoir de quoi je parle si je veux parler, élargir mes horizons. En 3-4 jours, c’est cela que C. peut véritablement m’apporter. »

« Alors que je prends la route, le temps est gris, pluvieux et froid. Entre ces deux séjours, l’automne est arrivé. […] Je ne sais pas trop ce qui m’attend. Ça fait partie de l’aventure ! […] J’arrive frigorifiée et dégoulinante chez N., où un bon feu de cheminée m’attend. […] Je suis toujours étonnée de découvrir les multiples facettes des Passeurs de Savoirs. On va rechercher le contact avec eux pour une raison : ce qu’ils représentent pour nous lorsqu’on ne les connaît pas : la potière, la fermière… Mais au final, les échanges dévoilent dès les premiers jours d’autres aspects de la personne. […]. Cela me nourrit d’une manière que je n’aurais pas imaginé avant de venir ici. »

« Faire moi-même me permet de mieux comprendre. Parce que je fais des « erreurs » : laisser des bordures sur le moule, qu’il faut ensuite découper et lisser (ça fait perdre du temps). Parce que je sens la pâte sous mes doigts qui réagit à chaque pression. […] Je suis contente de repartir avec des choses que j’ai faites : lorsque je boirai dans ma tasse, je me souviendrai de ma volonté de FAIRE les choses moi-même, parce que c’est plus gratifiant et donne plus de liberté que d’acheter. »

Découvrez l’expérience de Sandy en images ici.

Après cette première expérience sur les Sentiers des savoirs, Sandy a décidé de poursuivre son chemin en participant à nouveau en 2025 et en 2026. Un parcours d’apprentissage chez différents passeurs et passeuses de savoirs, qui n’est pas encore terminé!

MAXIME, 35 ANS

Parcours de 4 séjours en 2023 : potière, herboristes, ferme agroécologique, accompagnateur en montagne
Déplacements majoritairement à pied

« Chacune des rencontres fut merveilleuse. […] Un accueil très chaleureux de la part de N. et de toute sa famille. [Elle vit dans] un lieu calme et reposant, propice à une dynamique alternative. […] Les interactions nombreuses m’ont permis de passer un séjour où les échanges sont riches et variés. Dans le cadre d’un séjour court comme celui que j’ai passé cela apporte une densité intéressante. »

« À nouveau accueilli avec des sourires rayonnants, j’ai pu apprécier cette sérénité dans le rythme de la journée ce qui laisse beaucoup de place à des discussions sur des sujets très variés. H. & P. ont beaucoup de connaissances et dans ce cas la durée du séjour a été un frein au potentiel de l’expérience. […] Un café, quelques discussions toujours intéressantes et dernières franches embrassades ont précédé le départ. La route traverse les prés et les petites forêts, la journée est ensoleillée, le moment des plus agréable. Je me prends au jeu de reconnaître un maximum de plantes sauvages que j’ai pu voir dans le jardin de P. & H. […] Quelques pauses accompagnées des délicieuses préparations du couple d’herboristes me font réaliser que la connaissance du monde sauvage m’est capitale et que, moi citadin, je ne sais lire que pauvrement mon environnement. Le séjour a été court mais l’envie d’en savoir d’avantage est grande. »

« V. & D. m’ont eux aussi accueilli dans une magnifique énergie. […] Ils ont un rythme soutenu qu’ils ont su ne pas m’imposer et me laisser vivre l’expérience à ma mesure. Cela m’a donné l’impression d’une maitrise totale de leur activité, d’autant que les moments d’échanges libres ont aussi été nombreux. On se sent parmi des personnes qui savent parfaitement conduire leur exploitation et donc parmi des passeurs de savoir de qualité. Également pédagogues, ils prennent le temps d’expliquer et même de partager leurs réflexions sur les sujets qui leur posent question. […] Je quitte la ferme le matin […]. La montée est sévère pour le commencement et cela fait un moment que je n’ai pas randonné. Le rythme trouvé, je peux « méditer » sur les rencontres déjà faites, les idées déjà échangées ou les projets que le séjour a déjà éveillés en moi. En haut le décor me ramène dans le présent […]. Je redescends vers la forêt, vers l’autre val, plus léger, je me sens tout à fait disponible pour de nouvelles rencontres, de nouveaux apprentissages. »

« N. est aussi quelqu’un fort dynamique qui mène de nombreux fronts en même temps. Sa famille m’a offert encore une fois un bel accueil. Ses activités s’inscrivent dans une cohérence humaniste (et réaliste) d’un questionnement permanent qui cherche à rassembler, on se sent aussi vraiment impliqué. N. m’amène dans une zone que j’avais presque rejeté d’office, faire le lien entre une forme de culture citadine (incluant l’entrepreneuriat) et un mode de vie plus sauvage. Son enthousiasme me fait réviser ma copie sur le sujet. D’autres portes sont désormais ouvertes. […] Rencontrer toutes ces personnes et ces énergies qui œuvrent déjà à leur mesure à des modes de vie plus permacoles rassure énormément. »

Suite à cette expérience, Maxime s’est installé chez l’une des passeuses de savoirs, où il poursuit son apprentissage, et s’engage avec beaucoup de motivation dans le comité de l’association pour que l’initiative se développe en Suisse.

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